Je me pose pleins de questions par rapport à M. Tendresse… Il me perturbe. J’apprends des infos par ma mère, et ça ne me réjouis pas. Mes parents étaient en voyage durant 10 jours. Youppi que je me dis, M.Tendresse va pouvoir passer des nuits chez moi.
Première invitation, il me dit oui. On l’attend, il ne vient pas.
Deuxième invitation, il l’a décline. –Je suis trop fatigué, dit-il
Troisième invitation, il refuse. –J’ai envie d’être seul ces temps-ci
Quatrième et dernière invitation :-M.Tendresse, je te propose de venir dormir chez moi. Tu acceptes ou tu refuses, mais j’ai mon orgueil, je ne t’inviterai plus à l’avenir, tu m’apelleras quand ça va te tenter de me voir. Une fille s’écoeure tsé!
-Dsl, je suis plate cesoir…
Quatre refus en même pas 1 semaine… Ok, je me dis qu’il a vraiment besoin de se retrouver. Ça fait 1 mois seulement qu’il est pu avec sa blonde, avec laquelle il était depuis 7 ans. Je comprends.
Mais la ma mère, qui me dit qu’il est rentré à 6 h du matin chez lui (elle travaille là), et que Miss Mariée en personne lui téléphone tjrs (en passant, Miss mariée, c’est celle avec qui M.Tendresse a trompé Miss 7 ans à 2 reprises… ).
Je suis pas une fille jalouse, mais permettez-moi de trouver ça louche que la semaine qu’il pourrait me voir toutes les nuits, il refuse, et qu’en plus Miss mariée (parce qu’elle a un mari) est dans les parages.
Je sais qu’il est célibataire, et que je le suis aussi. Mais ça me fait chier pareil!!!! S’il m’avait pas rejeté à 4 reprises, ça aurait passé. Mais là, jme sens moche…
J’ai p-e quand même une théorie de cette situation. Il sait qu’avec Miss mariée, y’a aucun sentiment, faque c’est plus rassurant pour un gars qui veut être libre. Avec moi, il le sait que j’ai des sentiments, et j’ai franchement l’impression que lui aussi en a pour moi un peu quelque part en dessous de sa carapace. Il veut profiter du célibat, donc il trouve ça plus simple avec Miss mariée?
Je me mets à l’indépendance maintenant. Il veut me parler? Qu’il prenne l’initiative. Je vais le laisser poiroter dans sa ptite routine pis si j’en ai encore envie quand M.Tender va se décider, bien je serai là.
Sinon….. Bien tant pis pour lui!
jeudi 8 mars 2007
mardi 6 mars 2007
Entrevue inespérée!!!

La journée s'annonce banale. Pas plate, juste ordinaire.
Le téléphone sonne, je réponds
-Myriam Grenier bonjour
-Bonjour. J'apelle concernant un tournoi de golf à Labelle. J'aimerais que vous l'annonciez. Le porte-parole est le comédien Éric Hozier.
-Hum... (ça me dit vraiment, mais vraiment rien ce nom-là). Il a joué dans quoi?
-C'est Mac Templeton de Lance & compte.
-QUOI??? Je peux le voir pour une entrevue ? Un souper en tête à tête, nimporte quoi!!!
Je vais faire une entrevue avec LE Mac Templeton de Lance & Compte. Le batailleur.
Moi, la grande fan de cette série culte, qui s'est classé 4 ou 5 coffrets en rafale en moins de deux semaines, j'ai le numéro de cellulaire d'Éric Hozier, de Templeton... Je capote lol!!
Je suis toute énervée, telle une gamine dans un magazin de bonbons ou une droguée devant 15 lignes de coke.
Comme quoi être journaliste dans un trou perdu, pour un hebdo à un peu plus de 7 milles exemplaires, c'est pas si poche!
lundi 5 mars 2007
Juste envie d'écrire...
C'est fou comme on peut se faire mal soi-même, juste pour se prouver qu'on existe.
Notre passé est garant de notre avenir... c'est trop vrai. Le mal que j'ai eu dans le passé a eu une influence néfaste sur mon avenir.
Tout commence au secondaire. Des gars qui ont rien de mieux à faire me niaisent et me traitent de grosse (alors que j'étais pas très grosse, mais bon).
Après le secondaire, viens le cégep. Je déménage à Montréal, je connais personne, je m'en fou.
Tout va bien. En apparence. Je commence par m'effacer petit à petit de l'univers des autres. Tout est si minime au début. Je commence à manger seule dans ma chambre, à manquer des cours. Je m'isole.
Le mal est fait. Il est ancré en moi au plus profond. Je ne m'en rends même pas compte au début. Tout va débouler à ma 2ième année de cégep.
Sortir m'effraie de plus en plus. Je réfléchie trop. Je dois connaître chaque détail de mon trajet pour sortir des 4 murs de ma chambre. Sinon je fige. Pkoi j'ai peur? Peur de me perdre, de pas pouvoir revenir dans mon ptit confort sécuritaire.
Le fait d'aller au dépanneur m'effraie. Et si le gars du dépanneur me dit bonjour, je fais quoi? Je panique.
Je refuse des invitations de plus en plus, je m'accroche à ceux qui m'entourent, je deviens dépendante d'eux. Je vais découvrir, grâce à un cours, de quoi je souffre.
Je souffre de phobie sociale. Ça vous dit rien? Tant mieux pour vous, vous êtes chanceux. C'est atroce. Le pire dans cette maladie? L'indifférence ou le mépris. Les gens ne vous croient pas.
-Voyons Miss repère tranquille, tu as peur d'aller au dépanneur. C'est absurde, me dit-on.
Oui, c'est absurde. Mais les idées irationnelles font malheureusement partie de la vie.
Ça ne vous arrive jamais de penser qu'une personne vous déteste, ou que telle situation ne va jamais finir? C'est absurde n'est-ce pas? Mais ai-je le droit de mépriser votre mal? Non.
Je vais vivre avec cette souffrance durant presque 2 ans. Deux ans à me détester, me trouver laide, grosse, stupide, inutile, bonne à rien.
Mais l'espoir, j'y crois. J'ai fini par partir en voyage 1 mois et demi, sans repère. Moi qui avait de la difficulté à sortir toute seule, j'ai rencontrer des étrangers, parler en anglais avec eux, je n'avais plus peur. Ma peur était partie. J'étais guérie.
Bientôt 1 an que je suis libre. Il m'arrive d'avoir des doutes, des ptites peur. Mais je sors où je veux, quand je veux, je vis. C'est libérateur. Cette liberté me donne le goût d'aider les gens qui vivent ça. Qui de mieux pour comprendre un problème qu'une personne qui est passée par là.
Je vais p-e me mettre à faire des conférences dans les écoles, qui sait:P lol!
Je fabule
Notre passé est garant de notre avenir... c'est trop vrai. Le mal que j'ai eu dans le passé a eu une influence néfaste sur mon avenir.
Tout commence au secondaire. Des gars qui ont rien de mieux à faire me niaisent et me traitent de grosse (alors que j'étais pas très grosse, mais bon).
Après le secondaire, viens le cégep. Je déménage à Montréal, je connais personne, je m'en fou.
Tout va bien. En apparence. Je commence par m'effacer petit à petit de l'univers des autres. Tout est si minime au début. Je commence à manger seule dans ma chambre, à manquer des cours. Je m'isole.
Le mal est fait. Il est ancré en moi au plus profond. Je ne m'en rends même pas compte au début. Tout va débouler à ma 2ième année de cégep.
Sortir m'effraie de plus en plus. Je réfléchie trop. Je dois connaître chaque détail de mon trajet pour sortir des 4 murs de ma chambre. Sinon je fige. Pkoi j'ai peur? Peur de me perdre, de pas pouvoir revenir dans mon ptit confort sécuritaire.
Le fait d'aller au dépanneur m'effraie. Et si le gars du dépanneur me dit bonjour, je fais quoi? Je panique.
Je refuse des invitations de plus en plus, je m'accroche à ceux qui m'entourent, je deviens dépendante d'eux. Je vais découvrir, grâce à un cours, de quoi je souffre.
Je souffre de phobie sociale. Ça vous dit rien? Tant mieux pour vous, vous êtes chanceux. C'est atroce. Le pire dans cette maladie? L'indifférence ou le mépris. Les gens ne vous croient pas.
-Voyons Miss repère tranquille, tu as peur d'aller au dépanneur. C'est absurde, me dit-on.
Oui, c'est absurde. Mais les idées irationnelles font malheureusement partie de la vie.
Ça ne vous arrive jamais de penser qu'une personne vous déteste, ou que telle situation ne va jamais finir? C'est absurde n'est-ce pas? Mais ai-je le droit de mépriser votre mal? Non.
Je vais vivre avec cette souffrance durant presque 2 ans. Deux ans à me détester, me trouver laide, grosse, stupide, inutile, bonne à rien.
Mais l'espoir, j'y crois. J'ai fini par partir en voyage 1 mois et demi, sans repère. Moi qui avait de la difficulté à sortir toute seule, j'ai rencontrer des étrangers, parler en anglais avec eux, je n'avais plus peur. Ma peur était partie. J'étais guérie.
Bientôt 1 an que je suis libre. Il m'arrive d'avoir des doutes, des ptites peur. Mais je sors où je veux, quand je veux, je vis. C'est libérateur. Cette liberté me donne le goût d'aider les gens qui vivent ça. Qui de mieux pour comprendre un problème qu'une personne qui est passée par là.
Je vais p-e me mettre à faire des conférences dans les écoles, qui sait:P lol!
Je fabule
Mauvais jour
Y'a des jours ou on se dit heureuse. D'autres ou on a envie de tout laisser tomber, s'évader, partir loin loin. Je veux me foutre de tout, penser à autre chose, sourire à la vie. Mais ça m'atteint, même si je tente de prouver le contraire.
On ne peut pas tjrs faire semblant, on ne peut pas tjrs cacher ses sentiments.
Il faut juste vivre sa peine, et continuer, malgré tout...
On ne peut pas tjrs faire semblant, on ne peut pas tjrs cacher ses sentiments.
Il faut juste vivre sa peine, et continuer, malgré tout...
La job

La rouquine et moi sommes allées porter des cv partout à Canmore, en Alberta. Personne n'a besoin pour le moment. Arrivées au dernier motel, le patron est plutôt sympathique. Il croit bien pouvoir nous engager, il va nous téléphoner.
Deux minutes après avoir quitté ce motel, le cellulaire sonne. C'est Steven, qui veut nous rencontrer pour une entrevue, à 16 h. Il est midi, l'attente sera longue.
L'après-midi, le cellulaire sonne. C'est l'agence de placement qui nous propose un emploi dans un camp pour enfants. On refuse, puisqu'on est certaine de travailler au motel.
L'entrevue arrive, on discute, tout va bien, on a l'emploi. Steven veut nous faire signer un contrat de 6 mois. Oups. C'est un pensez-y bien. On décline l'offre. On se garoche à l'agence de placement, dans l'espoir que la job de kitchen staff soit tjrs libre. Elle l'est. On va faire 40 hrs par semaine, logées et nourries, entourés de jeunes de notre âge et d'enfants à nourrir.
La vie est trop bien faite parfois. La vie au YMCA camp a été remplie d'annecdotes, de rencontres et de discussions. La rouquine et moi avons adoré et on aimerait y retourner.
dimanche 4 mars 2007
À la rencontre de...
La rouquine et moi avons fait une rencontre qui a marqué notre vie. On roulait en direction de Saskatoon lorsque nos yeux ont rencontré LA bonne personne au bon moment.
-Colle-toi sur le bord de la route, me supplie la rouquine. Je crois apercevoir quelque chose.
Je range l'auto, j'arrête et me questionne sur le bien fondé de l'arrêt provisoire.
C'est alors que mes yeux se posent sur l'objet qui deviendra un gag de voyage, un inside joke, et de nombreux moments cocasses dans le futur.
Je vous présente donc notre très cher ami, qui vit d'ailleurs en garde partagé entre la rouquine et moi, notre cher Saskatoon, cette tête de chien en plastique retrouvé sur le bord de la route, près d'une pancarte qui nous indique qu'on se trouve à environ 200 Km de Saskatoon (ici, on voit le lien du nom de l'objet).
Saskatoon nous a bien fait rire, il est devenu notre compagnon de voyage.
Je me demande même si ce trip au Canada aurait été aussi spécial sans lui... je doute.

-Colle-toi sur le bord de la route, me supplie la rouquine. Je crois apercevoir quelque chose.
Je range l'auto, j'arrête et me questionne sur le bien fondé de l'arrêt provisoire.
C'est alors que mes yeux se posent sur l'objet qui deviendra un gag de voyage, un inside joke, et de nombreux moments cocasses dans le futur.
Je vous présente donc notre très cher ami, qui vit d'ailleurs en garde partagé entre la rouquine et moi, notre cher Saskatoon, cette tête de chien en plastique retrouvé sur le bord de la route, près d'une pancarte qui nous indique qu'on se trouve à environ 200 Km de Saskatoon (ici, on voit le lien du nom de l'objet).
Saskatoon nous a bien fait rire, il est devenu notre compagnon de voyage.
Je me demande même si ce trip au Canada aurait été aussi spécial sans lui... je doute.

vendredi 2 mars 2007
Erreurs langagières
La rouquine et moi avons acheté des Jelly Beans de diverses saveurs: ananas, citron, pop corn, gomme, etc.Dans ma grande générosité, j'en offre à Joey, notre cher collègue et coloc au YMCA camp en Alberta. Joey tente de deviner la sorte (le bonbon est jaune...)
-Oh. It's lemon? me demande gentiment Joey, sûr de lui.
Moi, encore plus convaincue, je lui rétorque: No, it's ananas
Joey me dévisage terriblement, la rouquine s'étouffe dans son rire qui perdure et finit par sauver mon honneur. -Pineapple Joey, pineapple.
Bon, les anglos n'ont pas compris le gag (je sais qu'ananas c'est pas anglais, mais tsé desfois tu réponds trop vite..lol), mais la rouquine s'est bien foutue de ma tronche, oh que oui!!
Dans le même ordre d'idée, la rouquine a eu ses erreurs langagières aussi: Where is the brain (au lieu de bread), ou lorsqu'elle disait tjrs: I'm angry lorsqu'elle avait faim.
Que seraient les voyages sans ses petites annecdotes cocasses qu'on aime se remémorer?
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