lundi 10 décembre 2007

Le film, mon article


Voici un de mes articles sur le film auquel j'ai assisté.
J'espère que ça fonctionne. Je déteste ma photo dans le journal, elle a été prise quand j'étais grippée jusqu'aux oreilles, mais bon :P

mercredi 5 décembre 2007

Un lit de neige


Je suis sur le point de terminer mon après-midi sur le plateau de tournage, je me dirige avec ma collègue vers nos voitures respectives, certaine de repartir chez moi m'installer devant mon portable pour pondre un texte sur le film.
-Je vais attendre que tu sois partie, pour être certaine que tu ne restes pas pris, me dit ma collègue que je remplace durant son congé de maternité.
Je démarre. Je recule. Je fige.
-Hum... ça avance pas, il y a trop de neige.
-Ok, on va te pousser (ma collègue et l'assistant à la production)

Pousse, avance, pousse, recule, pousse, fige, avance, recule, fige. Ça ne fonctionne pas pantoute. Mon auto ne veut rien savoir, enfouie sous toute cette neige abitibienne.

-Suis-moi, je vais te faire des traces, me dit l'assitant à la production.
Je suis son jeep, en confiance.
Avance un peu: yes!
Fige: oups!
Recule, avance à nouveau un peu. Fige! Tout ce beau manège jusqu'à ce que le jeep de mon sauveur arrive tout près de la sortie. Il fige aussi! (vive les déneigeuses qui nous voient et nous font un ***** de bordage pareil!)
On tente de sortir le jeep, pour sortir ensuite le mien... Rien de fonctionne.
J'appelle mon chum en renfort. Amène des pelles que je lui dis.
Il arrive, on tente encore des manoeuvres. Sans succès.
On demande à un gars avec un pick-up de nous aider. Il doit aller porter Céline Bonnier à sa chambre. On l'attend.
Il arrive enfin. En deux secondes, il dégage le jeep. Fiou! Ma fit maintenant.
Comme Honda n'a pas pensé à installer un crochet pour passer la strappe... on peut pas tirer ma fit. Bon...
On décide de le faire par reculons. (Il y a un crochet à l'arrière). Mais le truck tire vraiment fort, ça donne des coups, j'ai l'impression qu'il va arracher ma valise. Comme ma voiture n'a même pas 6 mois... ça me tente pas vraiment!!
On décide de pelleter tout l'avant.
Ma voiture sort enfin de son lit de neige.
Les salutations et les remerciements échangés, on retourne chacun chez soi. Presque 1h30 passées dans un parking d'une mine... à me geler les pieds.
J'envisage l'achat d'un gros pick-up haut et polluant pour passer à travers cet hiver qui n'augure rien de bon! (bien non, l'écologiste en moi gardera sa fit... mais l'idée m'a traversé l'esprit:P)
Donc pendant une scène tournée dans la maison de Mathilde du film Némésis (si vous le regardez un jour), bien dites-vous qu'on était une gang d'épais à côté de la maison en train de tenter de se sortir de la neige!

mardi 4 décembre 2007

Je déteste le publireportage

Je déteste faire des publireportages. Oui, ça donne des sous (le journal reçoit mille $ et moi 35, wow... haha), mais quand tu es pogné avec un propriétaire qui parle pas, pis qui ose critiquer ton texte après, ça vaut pas le minime 35 $ que je reçois, imposable en plus.
-Je t'ai renvoyé ton texte, ça n'a aucun bon sens. Il y a des choses qui n'ont pas d'allure.
Wow! Ça fesse n'est-ce pas? Quand tu as étudié deux ans au cégep et trois ans à l'université pour travailler comme journaliste, que ta vie se base sur l'écriture, te faire dire que ton travail vaut pas de la marde, ça fait un léger pincement au coeur, un léger mal de tête apparaît et un haut-le-coeur surgit.
Surtout quand le gars avec qui tu fais ton entrevue te répond par oui ou non, qu'il vante pas sa compagnie (un publi, c'est une pub sur la compagnie, donc je beurre épais, mais il n'est pas signé bien sûr, puisque sincèrement, j'en ai rien à foutre de leur entreprise). Mettons que ça complique les choses quand tu dois faire 1/2 page dans un journal sur un sujet si peu élaboré.
Heureusement, j'ai des collègues fantastiques.
-Ne t'en fais pas avec ça la. Ça arrive tout le temps, ils sont jamais satisfaits, mais c'est souvent parce que eux l'auraient pas écrit comme cela. C'est vraiment pas de ta faute, je peux te faire une liste de gens insatisfaits de tout.

Ça me soulage, je ne suis pas la ratée que l'autre prétend. Fiou!!

lundi 26 novembre 2007

Blague du jour



Durant la soirée du congrès de foresterie que j'ai couvert, Michel Beaudry est venu faire un numéro d'une trentaine de minutes. J'avais envie de partager sa blague, que j'ai ri durant des jours :P Là voici!

C'est une fois un soldat sur le terrain depuis quelques mois déjà. Puisqu'il est loin de la maison et de sa femme, il est en manque. Il a besoin d'évacuer, comme on dit.
Il en parle avec son commandant, pour trouver une solution.
-J'ai vraiment le goût, tu as une idée à me proposer?
-Bien... je peux juste te dire qu'il y a le chameau, dit le commandant, hésitant à révéler son secret.
-Le chameau? Ok, merci.

Le soldat trouve l'idée plutôt folle, et surtout dégeulasse. Il se questionne tout haut:
-Un chameau? Je suis tu rendu aussi bas? Faire ça avec un chameau. Caline... Je suis en manque, mais là...
Il décide d'aller voir, juste pour se persuader.
Il se dirige vers le chameau et voit un soldat y revenir, tout sourire.
Il approche du chameau et se parle encore à lui-même: oui, écoute.. si je n'ai pas le choix. Je suis vraiment rendu bas, mais l'autre soldat a l'air d'avoir apprécié.
Il se lance. Il fait ce qu'il a à faire avec le chameau et retourne au campement.
Un peu dégoûté de lui-même, il regrette, mais va quand même en parler avec le commandant.
-Merci du tuyau. C'est un peu dégeulasse,mais coudonc, ça soulage.
Le commandant le dévisage et part à rire avant de lui dire:
-Épais!! C'est pas pour baiser le chameau, c'est pour aller au village!!

vendredi 23 novembre 2007

Un film, un tournage

Ma collègue étant partie, c'est moi qui est en charge du culturel: annoncer les événements, parfois les couvrir. En fin de semaine débute le tournage d'un film, Némésis, de Marc-André Forcier.
Une belle distribution: Rémy Girard, Hélène Bourgeois Leclerc, Pierre-Luc Brillant, France Castel, Michel Barrette, Céline Bonnier, entre autres.
Dans ces temps-là, on aime encore plus son métier. Pas parce que l'on rencontre des «vedettes», car je ne suis pas super groupie. Quand je participe à des événements, je travaille. Donc je me vois mal aller demander une autographe à un acteur, ça manque de professionnalisme.
Non, simplement parce que c'est plus plaisant de regarder un plateau de tournage que d'entendre un ministre déblatérer sur ses nombreuses et MERVEILLEUSES promesses tenues (ils «beurrent» épais.)
J'ai vraiment hâte de voir ça, une répétition d'acteurs aussi talentueux. Rémy Girard est, selon moi, le plus grand comédien du Québec. Ça risque d'être fort intéressant.
À suivre...

mercredi 14 novembre 2007

Mes amours...



Je me pose une question. Dans une vie, combien peut-on avoir d'amour? Un, deux, trois, dix? À 15 ans, on s'imagine avec la même personne toute notre vie. On lui promet ciel et terre, on se donne, on prend. Ça dure le temps que ça doit durer, un mois, un an, cinq ans.
Ça se termine et puis c'est tout. On a l'impression que plus jamais nous ne pourrons aimer, plus jamais on ne voudra vivre d'amour et d'eau fraîche.
Et puis voilà, il arrive. Sans crier gare, on tombe dans le piège. On l'aime et on le veut. On ne voit plus notre vie sans l'autre. On en oublie presque le premier. On plonge.
Cette histoire dure le temps qu'il faut, elle fait du bien et puis c'est tout. Elle se termine et puis tant pis.
On finit parfois par ne plus croire en l'amour, ou simplement, on comprend qu'il faut aimer autrement. Sans jamais penser ni trop loin, ni trop près.
On finit par apprécier chaque moment présent, plutôt que de pleurer sur nos erreurs passées, ou croire à un avenir meilleur. Tout simplement ici et maintenant.
Dans ma vie, j'ai connu trois grands amours. Trois personnes ont changé le cours des choses, ont modifié mes perceptions, m'ont rendue meilleure, m'ont permis d'être qui je suis, ici et maintenant.
Il y a M. Adorable. Cet amour de jeunesse, ce désir partagé, cette folie pure et simple. Ce souvenir qui ne s'effacera jamais, que l'on garde au creux de nous comme un baume sur le coeur. Un sourire dans les moments plus tristes.
Il y a l'ex, qui a partagé ma vie d'adolescente et de jeune adulte. Un amour réciproque, rempli de promesses et de beaux jours. Un mélange d'erreurs, de bons moments, de douceur et de faiblesses. La première vraie relation permet souvent de mieux se préparer à la prochaine, pour éviter de tomber dans les mêmes pièges. Un amour qui a duré cinq ans.
Finalement, il y a le Charmant musicien, arrivé dans un moment de ma vie où je m'y attendais le moins. Dans une période où je n'y croyais plus. Ce Charmant musicien partage avec moi mes joies et mes peines, mon cheminement professionnel, ma nouvelle vie. Il m'a ouvert les yeux, m'a fait comprendre qu'il faut aimer, toujours.
Je connais le début de cette histoire, mais pas la fin. J'espère qu'elle ne viendra pas, mais j'apprécie son présent.
Je ne sais toujours pas combien on peut avoir d'amour dans notre vie, mais je sais que ces personnes ont fait une différence dans la mienne.

lundi 12 novembre 2007

Le paradoxe



L'industrie forestière va mal. Vraiment? Ce n'est pas l'impression que j'ai eue samedi soir, lors d'un souper pour le congrès d'une association forestière. Je couvrais l'événement. J'arrive, en pensant prendre la photo de la personnalité et sacrer mon camp. Mais non. Il y a un souper (il est déjà 19h). Ok... c'est le métier après tout.
L'entrée arrive. Du saumon fumé sur une tranche d'avocat. Un pur délice. Il est 19h45.
Sur la table, deux bouteilles de vin (pas à 15$... oh non). On boit, on jase. J'apprends à connaître les gens à ma table. Des directeurs d'une industrie et un gars du ministère de la faune. J'arrive à comprendre quelques bribes d'infos sur le sujet (je ne suis pas callée en forêt... oh non!)
Le potage arrive. J'apprends que c'est du créry, crézy. En tk, quelque chose que je ne connais pas. C'est orange et très bon. Il est 20h20.
On jase encore, certains vont fumer. L'Association présente des capsules humoristiques dans le style Têtes à claque. Très drôle. (Et ça passe le temps... je manque parfois de conversation quand je ne connais pas le sujet:P)
Le repas principal se pointe. Un médaillon de porc avec légumes grillés et patate aux herbes fines gratinées. C'est succulent. Il est 21h.
Je pars marcher, pour passer le temps et pour ma santé. Je n'ai toujours pas pris ma photo. Je reviens. Il est 21h30.
Le dessert m'attend. On annonce la personnalité de l'année (enfin!), je prends ma photo. Le dessert, une mousse au chocolat et aux framboises, me tente trop. Je le mange. En même temps, la bouteille de porto arrive (je détestais le porto... je ne le déteste plus... wow).
En plus, Michel Beaudry se présente, avec un numéro d'humour et de jeux de mots à mourir de rire. J'y assiste, tant qu'à être là (il me reste du porto dans ma coupe... ça ne se gaspille pas non?).
Je quitte avant la fin. Il est 10h20. Je suis à 45 minutes de voiture. J'ai donc passé de 18h à 23h pour une photo. Pas pire en?
On était environ 200 personnes. Après ça, on vient me dire que l'industrie forestière va mal. Oui, elle va mal pour les employés. Mais pas pour les directeurs, les big boss, les gens qui se logent au motel durant trois jours, à boire du vin de qualité et du porto.