lundi 14 avril 2008

La solution aux accommodements raisonnables



Samedi, j'ai découvert la solution aux accommodements raisonnables. Oui oui, en plein milieu d'une game des Habs, entourée de blancs, de noirs, de jaune et de rouge. Des Québécois, des Amérindiens, des Asiatiques et des Haïtiens, pour ne nommer que ceux-là.
La solution m'a sauté dans la face tout au long de cette journée mémorable. Tout le monde s'est rallié autour d'un projet commun: encourager le CH dans son cheminement vers la Coupe (on garde espoir ici).
J'ai rarement vu autant d'enthousiasme et de fraternité entre de parfaits inconnus. Peut-être que la Commission Bouchard-Taylor aurait été moins inutile s'il y avait eu la diffusion de matches d'hockey durant les représentations. M'enfin...
L'ambiance était à son comble dehors et durant la game surtout. J'ai crié à pleins poumons, surtout contre les arbitres et Tim Thomas :P J'ai tellement ri quand le gars derrière moi a crié à un des arbitres : veux-tu que je te donne un gilet des Bruins l'arbitre. haha! Je ris encore!
J'avais bien sûr le logo du CH sur la joue droite, et le fameux #8 de Komisarek sur la gauche (sous les conseils judicieux du Charmant pour le choix du numéro).
Ça vaut le prix. Pas si cher si on compare avec mon voisin, qui a payé 180$ son billet dans la section des gris (pas mal haut:P), à un scalpeur. Ouf!! Des gens devant la baie vitrée ont déboursé 750$ pour un billet. Ça aucun sens héhé:P Bon, la bière coûte plus de 9$ dans un verre en plastique, il faut débourser 16$ pour 2 hots dogs, une frite et une liqueur, mais c'est un trip à vivre.
On est ressortis de là engloutis sous les nombreuses bébelles du Club (chandails, drapeau, clap, serviettes, sans rien payer en plus!), le coeur à la fête. Tout le monde hurlait sa joie après cette victoire volée par Kovalev. Price a été fabuleux, les voitures klaxonnaient de toute part, même la pluie glaciale ne parvenait pas à gâcher l'ambiance.

Un groupe de jeunes fans se sont mis en ligne sur le trottoir et ont tendu la main. Je ne pouvais m'empêcher de passer à côté d'eux et de taper la paume de chacun en guise de victoire. J'ai trouvé ça tellement beau. Un geste bien anodin, mais très représentatif.
Je trouve vraiment un paradoxe entre la vie de tous les jours et ces soirs de fête. On passe son temps dans l'autobus ou le métro, à regarder ses pieds au lieu d'adresser la parole aux gens autour de nous. Puis arrive un soir de match des Glorieux, et tout le monde se parle, nous rions ensemble, de parfaits inconnus. On tape même dans la main de notre voisin quand le numéro 27 compte le but gagnant en prolongation.
Trop génial!

mercredi 9 avril 2008

Go Habs Go!!!




On va voir les Habs samedi soir!!!! Débile.
Rien de plus à ajouter!! :)

lundi 7 avril 2008

Repas délicieux, soirée moyenne

Quelle soirée samedi! On me dit d'arriver à 18h, vraiment pas une minute plus tard, parce que ça commence absolument à 18h. Vraiment? J'y crois, je me pointe à 18h. J'ai un billet réservé. Je me dirige à ma table, je ne connais personne. Bon, au moins les entrées sont là, ça va passer le temps. Crudités et trempettes au basilic et curry. 18h05. Bol d'olives, cantaloup à l'estragon. 18h07. Croûtons de mousse de fromage au proscuito et melon (un pur délice). 18h10. Je bois de l'eau, je regarde partout. On est 420 environ, c'est long. 18h30, les animateurs sont présentés, ils parlent, ils parlent, et parlent encore. 18h45: enfin, ils annoncent une dizaine de prix. Je me lève entre chaque prix pour prendre la photo. Je cours vers ma table pour prendre des notes (je ne connais pas tous les noms de toutes les entreprises et les employés, quand même!). Les gens ont la fâcheuse impression que les journalistes connaissent TOUT. Ils sont déçus de s'apercevoir qu'on ne connaît pas tout, et qu'on a une vie aussi en dehors du travail (bien non madame, je ne peux pas aller à votre petite activité à 22h du soir, j'ai comme envie de vivre aussi... vous savez? Prenez une photo et ça va me faire plaisir de vous téléphoner et d'en parler après, oui oui). Enfin bref!
Entre les flashs et les notes, arrive le 2e service. Si quelqu'un me trouve cette recette, je deviens sa meilleure amie! Tomates cerise et fromage bocconcini, réduction balsamique au miel Grande Ourse (c'est une mini brochette), servis dans une coupe avec une salade de pâte (du riz) aux tomates séchées et calabresse.
Le 3e service: crème de pois cassé et purée de piment à la chipolté. Ça aussi, je cherche la recette:P
4e service (le repas, finalement): cuisseau de lapin braisé au thym frais, purée de pommes de terre, gold rush (je pense c'est le nom savant de navet et carottes, lol), à l'échalote confite sauce moutarde à la bière Taïga (une bière fabriquée ici, avec de l'eau de l'Esker d'Amos).
Après ça, je suis même pas pleine, tellement c'est long entre chaque service. Il est autour de 21h.
Spectacle de l'imitateur Martin Dubé (je ne savais pas c'était qui avant samedi). Remise de 5-6 autres prix. Arrivée du 5e et dernier service (le dessert). Un croustillant de chocolat en capture (aussi nommé carré de chocolat en bon québécois:P), et une mignardise (gâteau) au thé vert (recette demandée ici aussi).
Il est 22h30, j'ai 87 photos de plus dans ma caméra, mal aux pieds (faut bien s'habiller chic pour pas être trop remarquée), et bien hâte de retourner chez moi.
Un gala, c'est bien lfun pour la bonne bouffe gratuite quand on travaille, mais c'est vraiment plate quand tu connais personne!

mardi 1 avril 2008

Le Relais pour la vie

Je participe au Relais pour la vie, cette marche pour signifier notre appui aux personnes atteintes de cancer, aux familles endeuillées et aux survivants aussi. Une personne sur deux recevra un diagnostic de cette terrible maladie au cours de sa vie. Une personne. Sur deux. C'est énorme. Dramatique. Meurtrier. Je me suis inscrite suite à une conversation avec Ma mère, l'énergique. Mine de rien, cette maladie a touché ma vie. Pas mal tout le monde connaît quelqu'un, ou est en lien avec quelqu'un qui connaît une personne atteinte, morte ou vivante. Mon grand-père. Cancer du poumon. Mort il y a 20 ans. Le lendemain de mon quatrième anniversaire. La fille de la grande amie à ma mère. Morte à l'âge de 20 ans. Toute la vie devant elle, impliquée partout. Fille de parents qui ont bûché pour réussir à enfanter une seule fillette. Ironie du sort.
Mon oncle. Cancer sans guérison possible. 10 ou 15 ans à vivre. En rémission. Ce sont les personnes proches. Je ne compte plus les amis de mes parents, de mes amis.
Je marcherai donc, avec des milliers d'autres partout au Québec, durant 12 heures. De 19h à 7h am le 13 juin prochain. Dans mon patelin.
Marcher pour se donner un défi. Pour montrer notre appui. Pour se souvenir des disparus. Prier avec les malades. Croire au miracle avec les survivants. Fraterniser.
Je cherche des personnes pour me commanditer ou pour acheter des luminaires (5$). Des reçus d'impôts disponibles avec les dons de 10$ et plus. Si ça intéresse quelqu'un, faites-le moi savoir: bkcocotte@hotmail.com
Il n'y a pas d'arnaque, en passant.

jeudi 27 mars 2008

J'ai vu le diable en personne...



Le Charmant et moi on décide d'aller voir une game des Foreurs (hockey junior) durant les séries. Une première entre les Huskies de Rouyn et les Foreurs de Val-d'Or en 12 ans. Ça promet (même si les Foreurs sont presque au dernier rang cette année et les Huskies sont au premier). La rivalité est plaisante entre les 2 clubs, la guerre de la 117 comme on la surnomme. Rien de comparable au cirque ridicule entre les Remparts et les Saguenéens. Enfin bref!
On s'attend à un résultat style 8 à 2 pour Rouyn, comme à l'habitude cette année. Mais finalement, quel match! Vraiment débile. Les Foreurs se donnent du début à la fin, ils ne veulent pas perdre dans le déshonneur total (après 11 défaites contre Rouyn en 12 matches.. oups:P)
C'est 2 à 1 pour les Foreurs en première période. En deuxième, ça se gâte un peu, les Huskies rattrapent leur adversaire et parviennent à mettre la marque à 3 à 3. En troisième, c'est 4 à 3 pour Rouyn. Merde. Les Foreurs tentent de compter à maintes reprises, tellement que je suis presque debout, énervée comme 10.
Il reste à peine une minute de jeu. Une minute, c'est pas long...
50 secondes, 40 secondes, 30 secondes. Pas de but. 20 secondes. 10 secondes. 7 secondes: Et le but!!!!! Quel dénouement. Ils ont perdu en prolongation, mais quand même.
Entre les buts, les punitions et les arrêts de jeu, je l'ai vu. Le diable en personne. Oui oui, c'est vrai. Je savais que c'était possible que je le croise, ou je devrais plutôt dire, que je LA croise (parce que le diable dans ma vie est une femme.. une femme folle à lier... si certains voient où je veux en venir...).
Son petit-fils joue pour les Foreurs (il réchauffe le banc plutôt, mais détail...) Il n'a même pas mis le pied sur la patinoire encore..héhé. Mon ancienne patronne, mon cauchemar durant 3 mois, celle à cause de qui je n'avais pas envie de me lever le matin pour aller travailler, celle qui me méprisait et me ridiculisait, était là, devant moi. De l'autre côté de la glace. Je ne pouvais m'empêcher de la regarder, des coups d'oeil futiles dans sa direction. Ses mimiques, ses gestes, sa façon de se tenir, de remonter ses lunettes, de se faire aller le mange patate. Ça ne pouvait être qu'elle. Sans aucun doute. J'avais envie de vomir. Vomir sur elle. Il ne faut pas que je croise son chemin, sinon je l'ignore, ou je lui crache au visage, c'est selon ce qu'elle fera. Je ne suis pas du genre méchante, mais elle a repoussé mes limites de monstruosité. Enfin...
Je me lève donc entre deux périodes. On va se promener. Je n'ai aucune envie de la croiser. On fait le tour de l'aréna. Je la vois. Son manteau flash vert presque fluo ne peut taire son identité. Je me dis: pis de la marde, je passe devant elle, tant pis. Je m'approche. Je redoute le moment. Je ne peux m'empêcher de jeter un coup d'oeil dans sa direction....
Et puis....
Je réalise que ce n'est pas elle du tout!!!

Comme quoi, les premières impressions et les perceptions, faut pas toujours s'y fier. Ça fait quand même une période de gâchée! :P