jeudi 28 août 2008

Le travail

Je ne comprends pas les gens anti-retraite. Ceux qui refusent de lâcher prise et de profiter de la vie. Qui veulent travailler et mourir sur le chantier. Qui s'accomplissent uniquement dans leur travail. Sans emploi, ils ne sont rien. Les Dominique Michel de la routine métro-boulot-dodo.
J'aime mon travail. Me lever le matin pour m'y rendre ne me force pas du tout. J'aimerais bien récolter une trentaine d'années de métier. Mais quand viendra le jour de tirer la plogue, je veux le faire avec le sourire. Pas avec regrets ou désespoir de ne pas savoir quoi faire de mes dix doigts.
Je n'aime pas les gens qui attendent leur retraite dès leur entrée sur le marché du travail. C'est pesant. Économiser pour plus tard, oui. Mais dépenser un peu aujourd'hui aussi. Parce qu'on ne sait pas si on sera encore là demain. Combien de gens arrivent à leur retraite et meurent le lendemain matin. Plutôt ironique d'avoir perdu son temps à accumuler son argent pour le donner en héritage...
Je constate que ma génération est très différente des précédentes. On passe pour les paresseux qui ne veulent pas travailler plus de 40 heures par semaine. Mais ai-je vraiment le goût de ne plus avoir de congés fériés de l'année, parce qu'un patron trop motivé a décidé de changer le deadline, donc de nous faire entrer tous les lundis de l'action de grâce, de pâques, etc...?
Pourtant, c'est peut-être nous qui avons compris que le travail est une partie de notre vie, mais qu'il y a la vie elle-même aussi, les loisirs, les rencontres familiales, les sorties en plein air.
À quoi bon accumuler des centaines de milliers de dollars si on s'entend mal avec ses proches? Si on est pas capable de passer du temps avec soi-même? Je préfère de loin posséder des meubles usagés et me promener pour voir mes amis, faire des activités, plutôt que d'avoir tout à la fine pointe, mais personne avec qui en profiter.

lundi 4 août 2008

L'insulte

Certaines personnes n'ont pas de tact, ou sont enfermées dans les stéréotypes profonds.
-Wow. Tu as dont bien une belle bedaine. De combien de mois es-tu enceinte?
-Quatre
-Quoi?!??!!! Tu as dont bien un gros ventre pour seulement quatre mois!!!
Madame, faite-dont passer une annonce dans le journal tant qu'à y être (puisque vous y travaillez). Alerter le livre des records guinness avant que je n'éclate après seulement six mois de gestation!
Non mais franchement, comment des gens osent dire ça? Je sais pas, si j'étais grosse, ils me diraient pas en pleine heure de dîner entre deux articles du journal: tu es énorme, as-tu remarqué?

Alors pourquoi lorsqu'une femme est enceinte, qu'elle aime pas nécessairement se voir grossir de semaine en semaine, qui se sent de plus en plus serré dans ses vêtements non-maternité, on se donne le droit de supposer le nombre de mois de grossesse qu'elle a? Ou pire encore, de lui dire qu'elle est trop grosse pour le trimestre auquel elle est rendue?

Est-ce que c'est ma crise de femme enceinte, ou bien les gens sont tout simplement cons? De 1, je n'étais pas une anorexique avant, donc non, je ne peux pas être ultra mince PENDANT la grossesse. De 2; JE SUIS ENCEINTE, JE PRENDS DU POIDS, OUI OUI, C'EST NORMAL! De 3: j'étais pas si énorme avant, et je pense pas l'être en ce moment. Je suis pas sur le point d'éclater au moindre mouvement de ma part!!! Oui j'ai une bedaine, mais JE SUIS ENCEINTE!! :P
Je trouve ça vraiment insultant me faire dire ça, surtout que ça vient de la part de fille ultra mince. On est pas toutes faites comme ça ok????? Et c'est pas un crime d'accord?
Je dois quand même pas être si énorme, si à quatre mois et demi maintenant, je mets encore beaucoup de mon linge d'avant, ce qui à ce que j'ai entendu dire, est plutôt rare!!!

Bon, ma crise est passée!

jeudi 31 juillet 2008

Échographie prise 1

Comme Thessa a volé mon punch (hihi je t'aime pareil:P) je vais écrire sur l'expérience échographie. Parce que ça relève vraiment d'une véritable expérience...radiologique :P
J'ai bel et bien fait mes devoirs et englouti une quantité d'eau en peu de temps. Je panique juste à l'idée de me vider devant les autres patients. Respiration, expiration...
Arrivés sur les lieux, il fallait que je fasse faire ma carte d'hôpital, car les infirmières sont tannées d'entrer toutes les infos qu'elle contient à la main (nom du père, de la mère, adresse, etc..)
Je respire, j'expire...
On va s'asseoir sur des chaises murales peu confortables, qui grinchent chaque fois qu'on bouge. Je respire, j'expire... On patiente une trentaine de minutes. Je sens l'envie monter en moi... Je respire, j'expire.
La technicienne m'interpelle. Yes, c'est mon tour. Un peu bête et emmerdée par son travail, elle lance (elle garoche vraiment) le liquide sur ma bedaine. Je m'attendais à ce que ce soit froid, très froid. Au contraire, c'est presque brûlant.
Sans m'avertir(ni prévenir ma vessie), elle y va de mouvements les plus profonds les uns que les autres. Elle me défonce presque la bedaine en fait. Je sens que c'est à ce moment-là que je vais éclater, mais non.
La vue de ce petit être rediffusé sur un écran un peu mal placé pour la maman couchée sur un lit (une planche de bois plutôt...) me fait oublier mon envie.
On aperçoit tout: sa colonne vertébrale, son petit coeur qui sautille, ses pieds, ses petites mains, son nez, ses longues jambes, sa bedaine, le cordon ombilical, et entre ses jambes... rien. Il n'y a rien. C'est donc une petite fille. La technicienne vérifie à quatre reprises, sur une des photos de l'échographie on le voit bien qu'il n'y a rien.
Pendant que maman est allongée, papa est à côté et regarde lui aussi. Au moment de l'annonce du sexe, maman sent une main prendre la sienne tout doucement. Les deux futurs parents se regardent, l'air complice. Même si papa voulait un petit gars, il sourit. Aucune déception sur son visage. Que du bonheur grand comme ça.
Comme la technicienne a terminé de prendre les grandeurs de notre petit trésor, elle quitte et va avertir le radiologiste que c'est son tour. On attend.... on attend encore... je sens l'envie me revenir. J'ai plus le temps d'y penser puisqu'on attend encore... 20 minutes plus tard, la technicienne revient.
-Vous n'êtes pas partis?
-Heu non... on attend le radiologiste.
-Ah celui-là... il me retarde
(dis pour nous-mêmes): heu... nous aussi...
Elle retourne voir le radiologiste. Et on attend... on attend une 15aine de minutes encore. On a tellement attendu que le gel sur ma bedaine est séché!!! :P Le radiologiste regarde, mais il parle avec la stagiaire, sans nous dire un mot. J'entends entre les branches (il parle vraiment pas fort), que mon placenta est trop bas. J'ose lui poser des questions... au moins il répond!
On quitte l'hôpital (avec un arrêt toilette bien sûr:P), énervés comme 10! Téléphone par ci et par là, tout le monde est avisé, et surtout surpris (tout le monde me disait un garçon, à cause de ma bedaine pointu).
Mais les théories sur le sexe me font plutôt rire: bedaine large=une fille, coeur qui bat vite aussi, nausées=une fille. Chacun y va de son commentaire, sûr à 100%. Mais après tout, les gens ont 1 chance sur 2 de l'avoir, c'est pas très compétitif! :P

mardi 29 juillet 2008

Un gars? Une fille?

Non. Je ne parle pas de la célèbre émission de Guy A. Lepage.
Mais bien de ma première échographie à vie. Dans trois heures. Sur le papier, on m'indique de boire de l'eau (750 ml) à ce moment-ci. Trois heures avant. Moi qui pisse aux 30 minutes, je vais mourir en éclatant. Des amies qui sont passées par là m'ont dit de ne pas boire autant, ni si tôt. Surtout dans ma situation de pisse-minute, ma vessie va être pleine dans le temps de le dire!
Ça me stress quand même. Si jamais ils me renvoient parce que je n'ai pas suivi les règles? Si jamais mon rendez-vous est repoussé dans un mois? Si le bébé se montre pas?
Vais-je survivre à encore des jours et des mois d'attente? Non héhé... je suis tannée d'attendre. Je veux savoir!
Serais-je mère de la future première ministre du Québec? ou du futur joueur de hockey (des habs, pas des leafs:P)? Mon chum a écrit ça sur son facebook, et un de ses contacts était offusqué lol... comme si on y croyait vraiment, comme si on forcerait notre enfant à devenir ce qu'il n'a pas envie de devenir. Faut tu être cave pour croire à notre blague, non? On dit ça pour rire. Au lieu de dire fille ou garçon, on dit ça. Honte à nous :P

mardi 15 juillet 2008

Maison, jour 3

Nous sommes dans notre maison depuis trois jours. Enfin!
Après un appartement envahi de boîtes, des amis venus nous aider couchés entre ce beau bordel, une nuit écourtée pour se lever à 7h du matin et commencer le brouhaha du: sortir des boîtes, des meubles, faire le ménage de l'appartement, de la maison, entrer des boîtes, retenir nos boîtes que les vendeurs ont entre leurs mains, pensant que ce sont leurs boîtes... ouf!
Comme j'ai la bonne défaite d'être enceinte, je m'en sors en lavant et serrant des objets de la cuisine. Si j'ose toucher à une boîte trop lourde, on me fusille du regard hihi!
On croyait être 3-4 pour déménager. On était 12!!!! Je remercie d'ailleurs mes fabuleux amis, qui ont fait 3h ou 6h de route pour nous aider. On est une franchement de belle gang! :)
Il reste quelques boîtes ici et là... mais finalement, comment est-elle ma maison? On l'a tellement acheté vite, marché fou oblige, que je me souvenais pas vraiment de son apparence. Je redoutais donc de ne pas l'aimer à sa juste valeur. De la trouver laide, petite, brisée.
Mais dès que le bordel a diminué, je l'ai aimée. Vraiment beaucoup. Pour sa cuisine grande et ses armoires en bois. Pour ses 2 salles de bain et sa galerie qui fait presque le tour (sur 3 côtés). Pour son sous-sol écoeurant, avec un bar en cuir capitonné, des tablettes et un miroir au fond, le foyer encastré. Ça fait vraiment lounge, il a du potentiel ce sous-sol!
J'ai 3 chambres à coucher: une à nous (petite, mais avec des armoires et le lit en bois, qui font presque toute la pièce hihi!), celle du bébé: outre le plancher en damier noir et blanc super affreux et les rideaux deux couleurs hideux, c'est correct. Et la chambre d'amis au sous-sol, décoré aux couleurs des années 70-80, avec une étoile en stucco au plafond hihi c'est très drôle. Heureusement, plusieurs coups de pinceau plus tard, la maison aura une fière allure!
J'ai un terrain quand même potable, un garage géant à deux étages, et le plus génial (surtout pour le JP d'Amérique), mon devant de maison est parsemé d'arbres. (5 si ma mémoire est exacte). Je suis donc un peu cachée, mais pas trop, puisque la maison est hyper éclairée en dedans.
J'ai un arbre qui ressemble à un lilas, mais blanc... ça sent tellement bon quand il vente! Il y a aussi de superbes grosses fleurs orangées.
Je suis vraiment bénie d'avoir une maison à 24 ans, sans voisins au-dessus de la tête avec sa musique hyper forte. Le calme et le silence, le soleil et le vent, j'adore déjà ça!
Que de partys, soupers entre amis et soirées mémorables à venir dans ce petit cocon. J'imagine déjà bébé courir d'un bout à l'autre de la galerie! ;)

mercredi 9 juillet 2008

Achat d'une maison: le branle-bas de combat

Comment acheter une maison sans passer près de la crise de nerfs? Sans vivre de la joie/peine/déception/frustration/colère/abandon/réussite dans la même minute? Mission impossible. L'achat d'une maison relève de la folie/stupidité/idée de génie.
Mise en scène d'un premier achat d'une maison:
-On regarde les maisons
-On rencontre une agente le mardi
-On visite une maison 10 minutes après la rencontre avec l'agente
-On aime bien la maison, rapport qualité/prix dans cette région où la demande surpasse l'offre, où les maisons se vendent 30% en haut du prix, où une maison mobile coûte 90 000 $
-Mercredi: on fait une offre d'achat
-Mercredi: on patiente, d'autres visitent la maison
-Jeudi: notre offre est acceptée
-Jeudi: on passe pas à la caisse
-Jeudi: je lui dit qu'on ira à la banque
-Jeudi: j'obtiens ma permanence au travail
-Jeudi: la fille de la caisse, après m'avoir entendu sur mon désir de passer à la banque, m'accepte.
-On espère déménager très vite
-On signe les papiers le 5 juin, tout roule
-L'agente nous demande une inspection
-On fait inspecter la maison par un ami, ça nous fait sauver 530 $
-Le 10 juin, on demande à une entreprise d'inspecter notre cheminée, pour sa conformité. On doit avoir le rapport avant le 20 juin, pour faire baisser le prix de la maison si c'est pas conforme.
-Le 17 juin, l'inspection est toujours pas faite, l'homme ne retourne pas nos appels. 18 juin... 19 juin. On téléphone pour faire annuler l'inspection si elle n'est pas faite le 20, car on pourra pu négocier de toute façon.
-L'inspection est faite le 19 juin au soir
-Notre agente tombe malade, on change de personne
-20 juin, 16h. On fait baisser le prix de la maison, la cheminée n'est pas conforme. Quand on dit par la peau des fesses... c'est ça...
-21 juin: les gens qui nous vendent la maison veulent notre appartement. On parle de déménager 1 semaine plus tard.
-On contacte un notaire pour prendre rendez-vous. Il me dit: vous n'êtes pas dans les délais, et raccroche....
C'est quoi la joke? je suis à la rue, je ne suis pas dans les délais? Il a fait des études universitaires pour connaître ça, moi c'est MA PREMIÈRE MAISON!!!
-Je le rappelle. -Pas dans les délais, on fait quoi?
-Il vous faut le certificat de localisation
-Ah... personne nous a dit ça...
-On ne peut déménager avant milieu juillet, les propriétaires doivent nous fournir un certificat de localisation
L'agente immobilière: -ah... vous avez pas fait venir le certificat, il le fallait (elle nous dit ça à nous, comme si on les faisait attendre... heu... c'est la proprio qui doit fournir ça, pas nous!!!!!)
Le notaire est toujours aussi sympathique, on se sent mal de lui poser des questions. On le paye quand même juste 1500$ pour sa fucking signature en bas d'un papier, il mérite pas qu'on pose autant de questions non? Pffff
Comme les papiers sont rendus à son bureau, impossible de changer de notaire.
-Jeudi 10 juillet: on signe les papiers chez le notaire
-Samedi 12 juillet: on déménage

Conclusion: ma prochaine maison, je l'achète cash!!! :P

lundi 7 juillet 2008

À vive allure

Quelle fin de semaine de fou ! Parfois on se demande où on trouve le temps de tout faire. Épuisante, mais tellement géniale.
Portrait de mon week-end, en vrac:
-Festival de l'humour à couvrir vendredi et dimanche. André Sauvé et la folie à l'état pur. Réal Béland et ses coups pendables. Jean-François Mercier et son parlé hard. Charly Pop et son beat box hallucinant. Michel Lauzière, le comique au marteau, Jean-Marc Parent, le raconteux inspiré.
-Souper BBQ samedi, feu de camp, rires et délires avec mes charmants collègues et amis que j'adore.
-Dîner BBQ dimanche avec ses mêmes amis, piscine (enfin je me baigne après 24 jours de pluie en Abitibi!!!!) L'eau est froide à souhait, mais rien ne va m'empêcher de plonger!!
-Entre tout ça, des boîtes, un peu de sommeil et pleins de bisoux.
Bébé est épuisé, future maman aussi. Le travail qui recommence, et le déménagement qui s'en vient à grands pas dans notre nouveau cocon familial.